TDS 2014 : Aventure(s) autour du Mont Blanc

TDS 2014

Logo UTMBAffiche UTMB 2014

C’est fait ! Pour la seconde année consécutive je boucle les 119 km de la TDS. J’avais peur de ce moment… Peur que l’émotion de la seconde fois soit moins intense que celle de la première. Elle est simplement différente. Notre arrivée fut triomphale et digne d’un final de péplum.

Chamonix, jeudi 27 août 2014

Il est 11h37, le soleil brille, il fait chaud et Chamonix est plein à craquer. Les 400 derniers mètres pour rejoindre l’arche d’arrivée sont magiques. Les centaines de personnes postées le long des barrières semblent présentes dans l’unique but de nous applaudir, Jeff et moi. Nous franchissons la ligne ensemble en compagnie de nos enfants respectifs. Jeff craque… Il met fin à plus de 15 heures d’intense souffrance… À ce moment précis la place du Triangle de l’Amitié est le plus bel endroit de la terre. Je savoure pleinement. Je jette un regard vers le Mont Blanc pour le remercier d’avoir été notre compagnon de route pendant plus de 28 heures. Le speaker hurle nos noms et la foule redouble d’applaudissements. Nous nous embrassons. Je félicite Jeff pour son courage, lui me remercie de l’avoir accompagné dans cette aventure.

Le mot n’est pas trop fort, Chamonix a toujours été pour moi le théâtre de mille découvertes, un lieu hors du temps où passé et présent se télescopent, un splendide décor où naissent et aboutissent de grandes aventures humaines. Cette année encore ce lieu magique ne m’aura pas déçu…

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Raid du Queyras, la longue descente

Bandeau Raid du Queyras 2014

Grand Raid du QueyrasPlus d’un mois après la course j’ai encore du mal à digérer ce que je considère comme un échec. L’échec n’est pas d’avoir abandonné à mi-parcours mais d’avoir insisté pour participer à l’édition 2014 du Raid du Queyras alors que la tête n’avait manifestement pas envie. Une belle leçon pour moi qui avait la prétention de croire qu’un corps bien préparé pouvait pallier à un mental défaillant.

Le vendredi 27 juin aux alentours de 19h, je prends la route direction Aiguilles dans le massif du Queyras. Je termine une semaine de travail difficile qui m’a bien épuisé mentalement. D’ailleurs, j’enchaîne depuis plusieurs mois des semaines de travail chargées. Des semaines passionnantes, riches en découverte et en partage mais fatigantes. Par l’euphorie et la passion je n’ai pas senti la fatigue s’installer, trompé par des résultats sportifs qui me donnaient l’impression d’être au rendez-vous.

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Trans-Piades 2014, bienvenue chez Jardiland…

Trail Trans-Piades 2014Trans-PiadesC’est à une heure inhabituelle que démarre le Trail Trans-Piades de Ginasservis. Faire une course à 16h évite de devoir se lever tôt, ce qui est plutôt appréciable, sauf qu’aujourd’hui il fait très chaud… C’est la première vraie journée de chaleur de l’année et on risque fort d’en souffrir sur les 25 km du parcours.

Comme l’an passé c’est en petit comité que nous prenons le départ. En effet, nous sommes moins de 50 coureurs sur cette distance. Nous effectuons un rapide tour du village à travers de petites ruelles et très vite nous pénétrons dans la forêt environnante. Je suis calé en sixième position et ne me laisse pas emballer par l’euphorie du départ. Avec cette chaleur il va y avoir des pertes, c’est certain !

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Trail du Grand Luberon 2014, une édition XXL

Bandeau Trail du Grand Luberon 2014

TGXL 2014C’est ma quatrième participation au Trail du Grand Luberon et la troisième fois que je vais parcourir le TGXL. Mon meilleur temps date de 2012. J’avais parcouru les 40 kilomètres et les 2200 mètres de dénivelé en 4 heures et 48 minutes. L’année d’après, en compagnie de Jeff, nous faisions un peu moins bien en mettant 4 minutes de plus (voir mon récit de 2013). J’espère battre cette année mon record personnel mais j’ai le sentiment que le meilleur est derrière moi et qu’il sera compliqué de faire mieux que ce temps inespéré de 2012. Je pense avoir nettement progressé depuis cette réalisation mais j’ai encore dans les jambes ma course du week-end dernier, à savoir le Trail de Mimet où j’ai beaucoup donné.

C’est avec les jambes en coton que j’entame la première portion qui me conduit au pied du Grand Luberon. Les années précédentes ce long chemin roulant de 4 kilomètres m’avait rapidement mis dans le rouge. Cette année je suis beaucoup plus prudent, aidé malgré moi par de mauvaises sensations qui me forcent à ralentir.

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Trail de Mimet : La course parfaite

Bandeau Trail de Mimet

Trail de Mimet« J’adore quand un plan se déroule sans accroc » avait l’habitude de dire Hannibal de l’Agence Tous Risques. C’est très exactement ce qui s’est passé pour moi lors du Trail de Mimet. Fait inhabituel, deux jours plus tôt et le dimanche précédent j’étais en reconnaissance du parcours, tel un pilote de F1 qui peaufine ses virages avant un Grand Prix. J’ai du mal à expliquer pourquoi mais j’étais persuadé que j’avais la possibilité de réaliser quelque chose de bien sur cette course grâce à une motivation retrouvée et un entraînement… plus académique.

Je ne laisse donc aucune place au hasard et je mets toutes les chances de mon côté. Deux reconnaissances, une en rando et l’autre en rando-course me permettent de parfaitement mémoriser le parcours, ses difficultés, ses zones de vitesse et ses portions de récupération. Le soir avant de m’endormir je visionne mentalement le parcours. Je le décline en micro objectifs qui devront absolument être atteints le jour J. Cette montée sera effectuée en courant… Celle-ci, au contraire, devra me permettre de récupérer… Cette portion roulante se fera à bloc… Ici, tu seras bien mais il ne faudra pas t’emballer… En revanche sur cette section les cuisses te brûleront mais il faudra mentalement être tenace… D’avance je sais que ce 26 km va être difficile, qu’il y aura très peu de moments de répit et que le bonheur passera obligatoirement par la souffrance. Dimanche sera une journée mémorable !

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Trail du Garlaban

Bandeau Trail Sainte Victoire 2014

Affiche Trail du Garlaban 2014

Le récit de cette course aurait pu commencer très exactement comme celui de l’an dernier : trop mangé la veille, excès d’alcool, etc. En relisant certains de mes récits, il s’avère que j’aborde rarement mes courses dans les meilleures conditions. Soit je suis mal entraîné, soit j’ai fait la fête la veille, soit l’envie n’est pas là. C’est exact et vérifiable dans la plupart des cas mais je me dois d’admettre que cette posture inconsciente est ce qu’on appelle du « pessimisme défensif ». En psychologie du sport, c’est une façon de se protéger en anticipant d’éventuelles désillusions. Ainsi on accepte mieux un abandon ou un chrono minable par le fait qu’on l’avait prévu. Egalement, le regard des autres sur ses capacités s’en trouve à nos yeux moins dévastateur sur le plan de l’ego.

Comme beaucoup de sportifs, force est de constater que j’utilise sans le savoir cette méthode pour aborder plus sereinement des rendez-vous importants. C’est aussi une façon d’évacuer le stress d’avant course car si tout se passe mal j’ai, dans le cas présent, l’excuse d’une soirée trop arrosée et si, au contraire, tout se termine bien, ma performance n’en paraîtra que plus exceptionnelle. Bon, j’arrête ici avec l’auto analyse. Je pourrais écrire tout un article sur ce sujet passionnant que sont les stratégies d’évitement qu’un coureur narcissique est capable de mettre en place (et elles sont nombreuses) afin de garder de lui une image positive.

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Trail Sainte Victoire

Bandeau Trail Sainte Victoire 2014

« La motivation vous sert de départ. L’habitude vous fait continuer. » Jim Ryun

Affiche TSV 2014Est-ce normal après quatre riches années de pratique d’avoir une grosse baisse de motivation ? Comment expliquer que ce dimanche 6 avril, devant l’arche de départ de l’édition 2014, je n’ai pas envie ? Envie qui se manifeste habituellement par un peu de stress… Pourquoi l’activité sportive qui m’a tant apporté sur le plan émotionnel ne me retourne pas les tripes ce matin ?

Mon volume d’entraînement est plus faible que celui de l’année passée mais pas non plus insignifiant. Je tourne péniblement à 30 km hebdomadaires mais je garde toutefois une certaine régularité. Ne nous cachons pas derrière un optimisme de façade, tout ça n’est pas très encourageant quand il va falloir avaler 58 km et 2900 mètres de D+. Pour couronner le tout, le parcours est quasiment identique à celui de l’édition précédente et le souvenir que j’en garde reste une longue et lente agonie. Bref, un physique déficient, une motivation et un moral en berne… Ça promet une belle loose ! Heureusement la présence de Jeff sur la course me garanti, au mieux, un soutien, au pire, un compagnon de peine.

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