Killing Bode : le parcours qui tue

Entraînement

Killing Bode logo

Killing Bode est le nom d’un parcours que nous avions l’habitude de faire entre collègues à la pause déjeuner lorsque je travaillais à l’Estaque. A l’époque, Renaud, un des amis de la bande,  montait en puissance avec la ferme intention de dépasser le niveau de Pascal, dit « le Bode ». C’est comme ça qu’est née la « Killing Bode ».

Mais pourquoi tant de haine ? Soyez rassurés, l’agressivité n’est que sportive. Le parcours lui, est d’une violence inouïe. Comme nous n’avions guère plus d’une heure pour nous entraîner le midi, j’avais tracé un parcours varié et ludique où nous pourrions trouver en miniature tout ce qu’on peut trouver sur les trails de la région. Des montées courtes mais très raides à faire en courant (pour ceux qui ont les cuisses), des descentes techniques, des relances, des faux plats montants qui cassent le moral et un final roulant ultra rapide. Bref, tout ce qu’il faut pour progresser en s’amusant. Chaque portion travaillée indépendamment est déjà un défi en soi. Enchaîner l’ensemble à fond est une véritable épreuve, physique et mentale.

Un concentré de difficulté donc mais un parcours splendide. Certes vous avez la proximité de l’autoroute et la présence proche d’une immense décharge (enterrée heureusement) mais aussi et surtout une vue permanente sur la Méditerranée et les calanques de la Côte Bleue.

Le parcours sur Movescount, Strava et Openrunner

Killing Bode

Les tentatives de record personnel furent rares tellement elles étaient éprouvantes. Pour preuve mon dernier record datait du 2 juillet 2012 où j’étais arrivé à boucler le parcours en 56’44″ au taquet. Plus de deux après, j’arrive finalement à battre mon temps et je gagne 1 minute et 10 secondes. Comme tous les records sont faits pour être battus je vous propose de vous lancer sur ce parcours et de me faire part de vos impressions.

DERRIÈRE LES GRILLES (0,00 KM→ 1,00 KM)

0-1

Depuis le portail de SFR Marseille L’Estaque, direction le village. Pour commencer, une légère montée qui va se charger de vous mettre en jambe. le passage du premier kilomètre se fait au cimetière… Faut-il y voir un signal pour la suite ?

HIGHWAY TO HELL (1,00 KM → 2,00 KM)

1-2

Dernière portion de bitume direction l’autoroute, passage dans l’impasse de la Bardaque et montée vers l’enfer, droit dans la pente. Le passage au 2ème kilomètre est à mi-pente. Ça doit faire 10 ou 15 minutes que vous courez mais vous avez déjà l’impression d’agoniser. Rassurez-vous, ce n’est pas une impression…

LE VALLON DES MAFIEUX (2,00 KM → 3,00 KM)

2-3

Fin de montée cassante jusqu’à la citerne, passage de l’antenne puis redescente dans le vallon à gauche où se trouve une carcasse de voiture (un ou deux corps doivent probablement être réduits en cendre…). Une belle descente courte et technique permet de vérifier l’état de vos semelles et de vos quadri.

LE TOUR DE LA ZONE 51 (3,00 KM → 4,00 KM)

3-4

Remontée en pente douce mais néanmoins usante du vallon des mafieux en empruntant un joli single entouré d’arbustes rasants qui griffent les jambes. Retour vers le grand sentier. Le raidillon de cailloux blancs finit normalement de vous achever le moral. Ensuite du plat, enfin ! Passage reposant qui contourne une zone grillagée, la zone 51 (où, parait-il, un coureur extraterrestre est étudié depuis plusieurs années)

FACE À LA MER (4,00 KM → 5,00 KM)

4-5

Single plat puis légèrement en descente. Accentuation de la pente pour rejoindre un large sentier caillouteux. Vous pouvez enfin profiter de la vue sur la mer et reprendre des forces. Toutefois attention à ne pas réduire la cadence car s’il y a des secondes à grappiller, c’est maintenant ou jamais !

MONTÉE DE L’A55 ET VALLON DES CHASSEURS (5,00 KM → 6,00 KM)

5-7

Fin de la descente caillouteuse qui rejoint les abords de l’autoroute. Un agréable chemin de terre longe l’autoroute. Gros virage à droite puis passage sous l’autoroute (le tunnel d’Orange Mécanique). Vous sortez des entrailles de la terre pour vous prendre 50 mètres de dénivelé  bien  raide. A peine au sommet… Vous reprenez 100 mètres mais en sens inverse. Vous rencontrerez ici la pente la plus raide du parcours qui chauffe bien les quadri. On rejoint ensuite un large sentier au fond du vallon qui remonte bien comme il faut…

LA PISTE DE KL (6,00 KM → 7,00 KM)

5-7

Montée épuisante du Vallon des Chasseurs qui se termine par une route cimentée, raide comme une piste de kilomètre lancé (en moins long mais en plus raide). On se croirait presque à la Fully tellement ça grimpe ! Récupération bien méritée sur la crête.

HAMBURGER HILL (OU LA MONTÉE DU DENTIFRICE) (7,00 KM → 8,00 KM)

7-8

La piste continue sur la crête. C’est enfin tranquille et ça redescend légèrement. La crête permet de récupérer tout en prenant un peu de vitesse. On retrouve sur notre gauche le sentier de la montée de l’A55, qui en descente devient alors très technique. Il faut surveiller ses appuis et ne pas se laisser entraîner au risque de finir en vol plané dans les bosquets à la vue des automobilistes qui circulent juste en dessous. Nouveau passage sous le tunnel d’Orange Mécanique puis on se dirige légèrement à droite en direction du single le plus raide…  La montée de Hamburger Hill ! Comme la célèbre bataille, on a toutes les chances de ne pas arriver vivant au sommet tellement ça explose de tous les côtés (cuisse, mollets, cardio, etc.)

HIGHWAY TO HEAVEN (8,00 KM → 9,00 KM)

8-9

Fin de la montée… Toujours vivant ? Mais explosé dans 100% des cas… Il faut un bon moment afin de retrouver un semblant de souffle… on redescend ensuite par la portion « Highway to Hell ». On récupère vite dans la première partie de la descente. La pente s’accentue au fil des mètres… Il vaut mieux calmer ses ardeurs pour éviter d’apprendre à voler (et s’éclater lamentablement).

SPRINT TO WORK (9,00 KM → 10,40 KM)

9-10

Retour sur la terre ferme ! On peut envoyer sévère jusqu’au portail de SFR, d’autant que la pente est, cette fois, à notre avantage. Vous verrez  probablement deux ou trois jeunes de l’Estaque se désintéresser momentanément de leur business pour vous encourager à coup de « zyva Usain ! ».  Arrivée sur l’avenue André Roussin, changement de décor et de public. Une grande ligne droite légèrement descendante, un brusque virage à droite puis un sprint final  jusqu’au portail du site ! Alors, combien au chrono ?

Killing Bode

Publicités

10 réflexions au sujet de « Killing Bode : le parcours qui tue »

  1. Ping : Trail nocturne de Gémenos | Highway To Trail

  2. Ah ça a l’air sympa comme parcours (et bien mortel), un peu loin pour moi, mais quand même il fait envie! Et puis « Zyva Usain » ça m’a fait pouffer de rire! 😀

  3. C’est vrai que les quartiers (très) populaires de l’Estaque sont particulièrement surprenants quand on ne connait pas. Mais on se sent souvent dans un film de Guédiguian ce qui n’est pas pour me déplaire.

  4. JF me montre le parcours et je fait tomber le record 😉 Il paraît que les jeunes sont prétentieux …

    Une revanche à mimet ?

    • J’attends avec impatience que le record tombe histoire de me motiver à y retourner gonflé à bloc !
      Concernant Mimet, rien de prévu pour l’instant mais si je suis dispo, pourquoi pas…

    • Ah ! Ça me fait super plaisir que tu es fait ce parcours. Je peux t’assurer que deux fois par semaine et tu auras une puissance de folie dans les jambes.
      Maintenant que tu en parles je me souviens de t’avoir croisé car tout le temps que j’ai couru là-haut je n’ai croisé qu’une fois un coureur.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s